Carré 66
Carré d'étude réservé par Isaline MICHAUX KINET
Je crois que le lieu me parle
Il fait un peu froid,
mais pas assez pour rentrer.
Juste assez pour sentir
que mes mains existent
et que le soir s’installe doucement.
Les arbres secouent leurs souvenirs
au-dessus de ma tête,
les feuilles tombent par centaine ,
Et emporte la semaine.
Il y a toujours cette voiture,
cachée derrière l’arbre,
comme si elle avait honte
d’avoir interrompu le silence.
Je respire.
Je ne pense plus trop,
J’ai l’impression qu’ici,
le monde me laisse tranquille.
Je sais que demain,
tout reviendra,
le bruit, les autres,
les devoirs, les doutes.
Mais ce soir,
Les arbres bavarde ,
Et ce lieu me garde.
La ville bouge, le sommet observe

Le nord emporte les feuilles ,que le sud préserve

L’arbre qui couvrait la fuite du métal

Le bans qui écoutait les arbres


