Carré 27

Carré d'étude réservé par Julie ANDRE

« Passant, souviens-toi de moi qui ne fus qu’un passant » Guillaume Apollinaire

Nom du lieu : Croissement entre la rue Belgrade et la rue Alexandre 1er de Yougoslavie

1er visite :
Lundi, 19h.
Après quelques bavardages dans les rues de Grenoble avec ma camarade, nous voilà enfin arrivées. L’ambiance y est calme, ce qui surprend : nous sommes près du centre et de ses rues bondées.
Quelques pas à droite puis quelques pas tout droit et nous voilà devant la seule boutique éclairée : “Les Fleurs de la Fontaine“. Elle nous appelle dans cette rue peu animée, et nous ne sommes pas les seules d’ailleurs. Un jeune homme achète un bouquet pour l’être aimé, une enfant est appelée par la beauté des fleurs et des couleurs. Voilà, cependant personne ne reste vraiment dans cette rue. L’homme est pressé, bouquet en main, et va rejoindre sa dulcinée ; l’enfant, lui, se fait tirer le bras, la mère a dit “on y va“.
La porte juste à côté, elle aussi, ne fait pas exception : “médecins“, “kiné“, “cardiologue“, toute une diversité de professionnels de santé, mais une fois le rendez-vous terminé, les gens ne traînent pas, ordonnance en main, se dirigeant vers la pharmacie pas très loin.
Cette rue, on y va et on en vient, mais jamais elle ne nous retient.

2ème visite quelques semaines après:
Vendredi, 15h.
Cette fois-ci je suis seule. Le soleil rayonne, la chaleur, elle, brille par son absence. La rue est un peu plus fréquentée, clac clac clac des talons martèlent le sol, un vélo freine pour ne pas se faire renverser. Mais voilà, encore une fois, on ne s’y sent que de passage, rien ne nous convie à rester.

3ème visite :
Mercredi , 18h.
Cette fois-ci, l’endroit n’a plus rien de calme. La rue grouille, les voitures défilent sans pauses. Le grondement sourd du trafic occupe tout l’espace. Le vent lui, fait frissonner les passants. Cette fois, oui, il y en a beaucoup :des gens qui rentrent du travail, d’autres qui attendent le bus, téléphone en mains, épaules relevées pour se protéger du froid. Tous traversent cette rue : elle sert de passage, plus que de destination. Seuls les habitants, semblent vraiment y trouver leurs places.

 

Le murmure des fleurs

Les derniers pas du jour

L’instant entre deux passages.

Navigation

Mes contrôles

Cinémathèque de Grenoble

École Nationale Supérieure d'Architecture de Grenoble Laboratoire CRESSON - UMR Ambiance Architecture Urbanité

Développement Go On Web © 2016-2025