Carré 99

Carré d'étude réservé par Adrien JOGUET-RECORDON


Immersion dans le parking du centre commercial

Je découvre mon carré le 12 octobre. J’arrive à vélo par l’entrée du parking à l'ouest. Ma première expérience est olfactive. Je sens l’odeur d’un pin en entrant dans le parking. Puis vient l’odeur de la station essence, avant que l’odeur quasi permanente des pots d’échappement ne reprennent le dessus. Je pose mon vélo devant l’entrée du supermarché avant de trouver un point sur mon carré d’où je pourrais prendre mes photos : le parking surélevé me semble idéal. D’ici on y voit le balai incessant des voitures autours du rond-point du parking et les gens qui rentrent et sortent du magasin : je découvre que mon carré n’est pas un lieu où on s’attarde, où on s’arrête. Je relève un contraste entre le nombre élevé de voitures et le faible nombre de personnes à pied. Soudain des voitures klaxonnent, une voiture de police arrive, certaines personnes dévient leurs trajectoires pour intercepter les policiers. On montre du doigt, on court : la dynamique du trajet voiture – supermarché est perturbée. Je décide de m’en aller, il est 17h58.
Je retourne à mon carré le 22 octobre à 11h38. J’arrive à pied depuis l’intérieur de Grand’place et une différence me frappe. A l’intérieur il y a foule et la perception de l’espace est très mouvante. En sortant je m’attends donc à voir plus de monde que la dernière fois, mais je retrouve le relatif calme que je sentais dix jours avant. J’arrive sur les lieux bien décidé à faire l’exercice plus sérieusement : j’essaie de percevoir l’espace et mes sens sont en éveille, sans que ma perception se lie avec une de mes pensée, souvenir ou jugement. Je découvre un nouveau contraste significatif que je n’avais pas relevé : la différence entre le parking du bas et du haut. En haut, il y a moins de circulation, d’agitation et même de bruit : on a l’impression d’avoir pris de la hauteur alors que la différence n’est que de cinq mètres environs. On survole le lieu toute en y étant intégré. Il n’y a qu’en haut qu’on peut entendre les oiseaux qui chantent.

L'invasion du son ambiant pas les klaxons

Le balai incessant des voitures

La dynamique du trajet voiture - supermarché perturbée

Le parking du haut, une parenthèse dans l'ambiance générale