Carré 94

Carré d'étude réservé par Justine BELLON


Le bruit du silence

Nom du lieu : 34 Rue Christophe Turc

Après m’être rendue trois fois sur les lieux, à des saisons et des heures différentes, mon ressenti fut à chaque fois le même, un lieu calme, trop calme. Au premier abord, la zone semble complètement déserte, sans vie puis, après plusieurs longues minutes, on commence à voir quelques personnes passer pour entrer dans l’immeuble.
Je m’assois sur un bloc de béton, au milieu de ces grands immeubles datant des années 70, je me sens seule. Le silence est présent, on entend juste les feuilles glissant sur le sol au vent, on en oublie la route derrière, bruyante et passante. On est comme « coupé du monde ». Les seuls regards que l’on croise sont ceux d’habitants m'observant derrière leurs fenêtres et ne comprenant pas mon activité ou ceux des quelques personnes qui passent. Ces immeubles sont plutôt ternes, les façades sont salies, vieillies par le temps et dégagent une atmosphère triste et morose. Ils ont en effet été bâtis pour les Jeux Olympiques de 1968 et permettaient de loger tout le personnel consacré aux JO. Aujourd’hui, après avoir discuté avec une secrétaire de la résidence, j’y ai appris qu’il y avait deux bâtiments administratifs, une résidence de logement pour jeunes ainsi qu’un local radio et le siège du journal « Bon Plan ». 
Le lieu a été aménagé de manière à avoir une cour centrale, on imaginerait donc bien des retraités discuter sur un banc, des enfants faire du vélo, jouer, crier … mais rien de tout ça. Le vent soufflant entre ces colonnes de bâtiment accentue cette sensation de lieu désertique et vide.
Toutefois, les déchets, les débris ainsi que les traces au sol alliés à l’atmosphère nous portent vers la même conclusion, la nuit cette zone ne doit pas être aussi calme qu’elle ne l’est en journée.

Quand le passage furtif de quelques résidents démontre que ce lieu n'est pas complètement désert.

L'ambiance qui règne de ce lieu apparaît aussi froide que le métal de la barrière.

Quand la nature tente de reprendre le dessus sur le béton. Comme si la neige aidait le vert du sol à s'accorder avec le blanc du mur...

Éclairs de vie grâce aux touches de couleurs voulues par l'Homme et à la végétation, elle-même parsemée de canettes vides semblant avoir poussé là.