Carré 85

Carré d'étude réservé par Théo RODIONOFF


Rupture dans la ville

Je me dirige devant une entrée en espérant que quelqu’un sorte et accepte de me faire rentrer, car là, où je souhaite me rendre, est privé, appartenant à des copropriétaires.
Après une dizaine de minutes d'attente, un homme sort son chien dans ce fameux jardin.
Je lui fais signe, il me regarde, vient me voir. De manière assez brève, je lui présente mes intentions et il m’autorise à rentrer dans ce fameux jardin. Après les bruits dûs aux enfants dans un parc et des voitures qui passent, cela laisse place à un silence qui nous ferait songer à tout sauf un endroit en pleine ville, en pleine urbanisation.
Mes premières impressions de l’extérieur se confirment, j’ai bien affaire à un havre de paix. Quelle tranquillité et sérénité règnent ici, quelles chances ont les propriétaires qui ont un appartement donnant sur ce jardin.
C’est un matin d’automne, il fait frais, les feuilles des arbres couvrent le sol, mais l’ambiance du lieu a quelque chose, a une âme chaleureuse, qui me réchauffe. C’est beau, j’arrive à entendre les feuilles des arbres craquer sous mes pieds.
Un chat m’observe comme si je dérangeais sa tranquillité, la tranquillité qui règne ici.
En fond, on peut entendre les gens qui commencent à se réveiller, qui se préparent pour leur journée.
Après avoir pris des photos, je décide d’installer mon trépied pour filmer sous un grand arbre.
Je ne bouge plus, je filme et là, je peux entendre les oiseaux, c’est beau, c’est magique.
Durant tout le moment où je suis là, les seuls bruits qui sont venus troubler cette sérénité sont le chant des oiseaux et les très légers bruits des habitants dans leurs appartements.
Il est maintenant temps de quitter cet espace, de retourner dans le tumulte de la ville.
L’envie me prend de vouloir rester encore dans ce parc. M’asseoir sur ce banc, fermer les yeux et me sentir partir loin de toute cette agitation qui m’attend en sortant.
Comme l’expression le dit, “toute bonne chose a une fin”.
Je me retire laissant ma place.

30 secondes de détente.

Présentation

Ras le sol

Détails et perspective