Carré 81

Carré d'étude réservé par Tamara DARGAUD

On ne veut pas d’inconnus ici !

Nom du lieu : Parc Vigny, 104 av la bruyère, 38100 Grenoble

J’arrive devant une résidence tout à fait ordinaire avec deux portes pour accéder à une cour intérieure. Comme je n’ai pas de badge, je fais le tour du pâté de maisons pour essayer de trouver une autre entrée. Un monsieur marche dans la rue et je le suis dans l’espoir qu’il rentrera dans la résidence. C’est gagné!
Je me retrouve dans un jardin intérieur entouré d’immeubles. Une dame me regarde d’un air suspicieux, elle me dit que l’endroit est privé, gardé fermé à clef (chaque habitant a sa clef et referme le jardin derrière soi). Je dois m’expliquer et la rassurer. Cela me met mal à l’aise, je me sens comme une intruse, et je ne veux certainement pas revenir.
On ressent une atmosphère comme campagne dans la ville, refermé sur soi, comme si l’intention était de se couper du monde dans un jardin idyllique. On entend des oiseaux, au dessus d’un bruit de fond constant de voitures qui nous retient dans la réalité.
Le jardin nous invite, accueillant, au lieu de planter du gazon, il y a des herbes sauvages. En marchant dessus on pourrait s’imaginer dans un pré, avec tous ses pissenlits et quelques pommiers. Mais l’ambiance est attristée par les signes de la fin de l’été. Les rosiers ne portent plus que quelques fleurs et beaucoup de fruits, qui attestent d’une la floraison abondante, passée. Les plantes sèchent. Le vent souffle fort et froid, alors que le soleil tape encore un peu. Le passage de l’ombre au soleil change complètement l’ambiance.
Le contraste est d’autant plus net que les immeubles environnants semblent se refermer sur nous, comme des montagnes lourdes et réprobatrices.
En regardant avec plus d’attention observe que le parc est mal entretenu, des herbes poussent un peu partout en dehors des plates bandes bien cadrées. Les bancs sont usés par le temps, une fontaine au centre du jardin semble n’avoir jamais vu l’eau.
On remarque le manque d’usage et de vie humaine qui nous dit que malgré une nature accueillante, l’endroit lui-même ne l’est pas.

Le vent froid et coupant souffle fort sur les derniers jours de l'été.

Un petit bout de pré dans le cœur de la ville.

La nature conquiert même les plus hauts sommets.

Abandonné par les hommes mais pas par la nature.

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