Carré 74

Carré d'étude réservé par Asmae BEN SEGHIR


Le Parc du Clos D'Or

Nom du lieu : 111 Rue de Stalingrad 38100 Grenoble Secteur 4

Ma première impression de toi me mina.
La rencontre d’un beau parc et plaisant aussitôt s’effaça.
De cette image à cette première rencontre tu a mis un terme
Lorsque je fis un pas en ton sein même.

Perdu entre verdure et structures urbaines,
Sans la moindre activité humaine,
Déserté, abandonné en cette matinée,
Aucun son de toi n’émanait.
Malgré la proximité avec cette ruelle bruyante,
Même la chanson de tes habitants était manquante.
Ce calme assourdissant à mes oreilles
fit monter en moi un mélange de sentiments sans pareille.
L’armature métallique des structures
donna à cet endroit un côté froid et dur.
Le temps lourd et grisé ne fit que s’ajouter
A l’ambiance angoissante, gênante et pesante que je ressentais.

Ton environnement semblait te cacher
Comme pour nier ce lieu fermé.
Ce chemin exigu, menant à toi, difficile d’accès,
Sans doute là pour nous repousser.
L’inconfort que tu dégages
Semble seoir à ton image.
Dis moi la raison de ton existence
Si l’on ne peut te trouver sans jouir de chance ?

Finalement je décidais de fuir
Avant de me laisser engloutir.

Pourtant je me convaincs de revenir,
Sans doute pour au plus vite me départir
De ce malaise qui m’avait été laissé
Et combler ce goût d’inachevé.

Que ne fut pas mon étonnement en revenant.
Ce silence avant angoissant,
Doucement se tinta d’un ton plaisant.
Le calme dans l’air planant,
Faisant de ce moment,
un temps de réflexion, de contemplation.

Brisant ce silence, la gaieté des enfants enjoués et joueurs,
Les cris des feuilles se brisant sous le pas des coureurs,
Le retour des habitants par leur bruit
Nous annonçant leur présence de leur cui cui,
la berceuse des arbres tanguant sous le rythme du vent,
Les sportifs flanchant sous l’effort de leur traction.
Tout ce beau monde animant ce recoin caché,
Cet espace autrefois déserté.

Comment cet endroit a pu changer autant,
En un si court laps de temps ?
Comme quoi les détails les plus insignifiants
Peuvent changer le regard et le ressenti des gens.

Même sans présence humaine, des traces de leur passage restent visibles

Sous la peau d'un enfant jouant, se cachant derrière les arbres, fier de sa cachette.

Malgré son côté restreint de la ville et entouré de verdures, les alentours confirment sa position dans un milieu urbain, au sein de la ville