Carré 70

Carré d'étude réservé par Clément LETACONNOUX


Illustration d'une certaine réalité urbaine

Nom du lieu : Rue des Alliés, Arrêt de Bus Stalingrad-Alliés

Il est 9h du matin, et une impression paradoxale de mouvement se dégage dans un lieu semblant plongé dans un profond sommeil.

En effet, en arrivant dans ce quartier, rien ne semble indiquer, mis à part les montagnes, que l’on se trouve dans la « Métropole Dynamique de Grenoble ». Nous avons surtout l’impression de plonger dans l’atmosphère d’un quartier dévitalisé comme certains quartiers de villes désindustrialisées. Cet effet est en partie dû à la présence d’un immeuble abandonné. Les commerces l’ont déserté, notamment un garage duquel il ne reste plus que le logo « Citroën », le nom de Garagiste presque effacé, un tuyau rafistolé avec un simple ruban adhésif et quelques objets laissés en pagaille.
En temps de pandémie, on se demande donc si ce quartier était déjà comme tel avant, ou si la crise économique et sanitaire a aggravé voire généré cette situation.

En parlant toujours de garage, on se rend compte que la voiture est omniprésente dans cette partie de rue : un ancien garage, une auto-école mais aussi et surtout des voitures ! Qu’elles soient stationnées sur un parking ou simplement de passage, on les voit de partout. On ressent d'ailleurs le fait qu’il s’agit d’une rue très passante où les gens ne font que passer. Ici personne ne s’arrête, de leur domicile à leur travail, ce lieu n’est qu’un moyen de s’y rendre. Cela génère donc un bruit incessant de voiture mais aussi une odeur de fuel constante.

Les seules personnes empruntant les trottoirs de cette rue sont ceux qui attendent le bus à son arrêt ou qui accompagnent leurs enfants sur le chemin de l’école. Ces quelques personnes présentes, tout comme nous, respectent le port du masque. Ce masque est peut-être la chose qui enlève à cette rue le peu d’humanité qui lui restait. Suffoquant dans ce brouhaha incessant, avec cette odeur et ce gris omniprésent, le seul moyen de se sentir mieux est de lever les yeux, chercher l’air, chercher la dernière chose qui nous rappelle où nous sommes : les montagnes.

Cette vidéo met l'accent sur la forte densité de circulation de la rue, tout en illustrant le texte avec l'arrêt et les bâtiments en arrière-plan.

A l'image de certains bâtiments à proximité : l'intérieur d'un ancien garage laissé-pour-compte

Un tuyau rafistolé avec du ruban adhésif traduisant un manque de moyens considérable

Le parking, accueillant un important nombre de voitures, dispose de la grande partie
de la végétation environnante