Carré 47

Carré d'étude réservé par Célestine THOMAS


Une composition automnale

Nom du lieu : Intersection des rues André Maginot et Lazare Carnot

Un paysage très rectiligne se dresse à l’intersection de la rue Maginot et Carnot et fait apparaître une véritable géométrie. J’ai plus la sensation de me trouver devant un croquis perspectif, où chaque arête d’immeubles, de trottoirs et la rangée d’arbres convergeraient en un point de fuite. Tout me semble très strict, rectiligne et normé. Mais les courbes floues des arbres et des buissons viennent “arrondir” les arêtes. En observant plus attentivement, je trouve que ce contraste apporte un peu de légèreté et de douceur à ce cadre très géométrique. Je suis emportée par l’harmonie des couleurs automnales, des teintes chaudes des briques de l’immeuble de droite, et celles plus froides de bitume, béton et ciel. J’ai de plus en plus l’impression de me trouver devant un tableau, qu’au milieu d’une rue. Ces couleurs se fondent parfaitement entre elles et font du cadre, une véritable composition. Je suis aussi frappée par l’ambiance calme qui se fait sentir dans ce quartier résidentiel. C’est comme si le temps y était suspendu. Il y a très peu de circulation, alors qu’on se trouve à deux pas du boulevard Maréchal Foch. J’entends uniquement le mouvement autour de l'immeuble “Le Pallium” : la vibration de l’interphone, le bruit de la porte qui s’ouvre, se referme et qui claque. Ce sont ces allers et venus des habitants de l’immeuble qui retiennent mon attention. Le bruit n’est pas désagréable, loin du tumulte du grand boulevard. J’entends même le chant d’un oiseau que je ne vois pas mais que je distingue clairement. Mais le son que je trouve le plus réconfortant ici, c'est le bruit des feuilles des arbres. Je sens le souffle du vent traverser leurs branchages. C’est très étrange car je trouve un paradoxe à cette ambiance : tout me semble à la fois figé, presque inerte par cette géométrie des immeubles. Mais je sens que cela est rattrapé par la vie du quartier, les mouvements des passants, et les feuilles des arbres vivifiant le paysage.

Une passante pressée

Des teintes harmonieuses, sous un temps grisâtre

Une rue coincée entre des façades épaisses

Un lieu de passage urbain