Carré 45

Carré d'étude réservé par Mélissa GAILLANDRE

Rencontres multiples

Nom du lieu : Petite place définie par la rue Lazare Carnot, l’allé Henri Frenay et les bâtiments du quartier de bonne.

16h12, Samedi 22 Octobre. Dos à la rue, je m’installe sur un banc et j’écoute.
« C’est toi le loup », cette voix enfantine émerge du bruit ambiant, elle provient des jeux pour enfants, un peu plus loin sur la gauche. En m’attardant, je perçois des rires des pleurs, des cris… orchestrés par les injonctions plus graves des parents.
Les freins d’un vélo grincent devant moi, son utilisateur ramasse sa casquette et repart vers un groupe de jeunes. Ils sont sur une place située à l’opposé des installations pour enfants, les deux espaces séparés par un bâtiment. Ils écoutent une musique actuelle, leur brouhaha en estompe les paroles. Brusquement, l’un d’eux met pause à la musique, ce qui fait taire ses compagnons ; le paysage sonore me paraît calme. L’absence soudaine de cette musique me permet de constater la présence de plusieurs skateurs sur la place. Le contact des roues résonne sur le bitume. Ils s’entraînent, certains échouent et font valser leurs planches en l’air. Mes épaules se hissent avant même que le choc entre le skate et le sol n’ait eu le temps de retentir et d’interpeller les passants. L’un des skaters se rapproche, les sonorités des roues changent lorsqu’il passe sur un autre bitume, parfois rapide et rebondit, d’autres fois plus sourd et grave. La sonnerie du magasin retentit et un couple se dirige vers ses vélos. Ils font tinter leurs clefs et retirent leurs cadenas. Par maladresse la femme cogne le sien contre l’arceau métallique, puis a nouveau contre son vélo. Même en étant à quelques mètres j’entends une résonance aiguë dans le métal durant plusieurs secondes. Une fois prêts, ils passent devant moi et le cliquetis de leurs pédaliers les accompagne jusqu’à ce que je ne puisse plus les entendre. Le chant d’une corneille retient mon attention, cela me semble être en harmonie avec le vent qui se lève et qui souffle entre les arbres, je prends conscience ici de la place des rencontres sonores sur le carré 45.

Balades d’après-midi rythmées par temps de pause au soleil.

« Au bout de chaque rue, une montagne » Stendhal

Par grand ciel bleu, organisation bien droite de bâtiments, partagé avec le fouillis d’un arbre.

Parking à vélo, prévient d’un changement de type de transport et donc de l’appréhension de l’espace.

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