Carré 45

Carré d'étude réservé par Lauléa SEPULCRE


Pause...

Nom du lieu : Allée Henry Frenay, Résidence le Carré d'Or

Un dimanche après-midi au coin d'une rue, à l'angle d'un bâtiment, d'une résidence. On est sous un ciel gris d'automne rythmé par un petit vent frais. La rue est fréquentée par plusieurs passants: des familles et des gens seuls se promènent, peu de voitures circulent, et quelques personnes à vélo filent sur les rues d'en face. De façon générale, le coin est assez calme, comme un dimanche; cette ambiance assez neutre et douce laisse place au bruit du vent dans les feuillages et à quelques voix d' enfants qui s'amusent dans le parc voisin en fond. On se sent proche de l'environnement qui nous entoure et on peut apprécier un rapport privilégié avec sa sensibilité.
Quelque chose m'interpelle: le regard vers le ciel. Cet angle de vue permet de capter la vision de l'ambiance et la sonorité des pratiques du lieu sans les voir. . . et pourtant c'est comme si on ressentait davantage ces présences. C'est alors qu'un dialogue puissant s'opère entre le visible: la sensibilité végétale des branches qui dansent au rythme du vent, la forte matérialité du bâti qui prend un ampleur majeur dans la composition du cadrage, et l'invisible: l'ensemble sonore de la vie de ce coin de rue mêlé au doux bruit du vent qui vient aussi le filtrer et l'adoucir.
S'arrêter, lever la tête, regarder et écouter définit un moment qui met en tension une lourdeur spatio-temporelle (il n'y a pas grand chose à faire le dimanche après midi sous un ciel gris, et il y a peu d'action dans la rue et aux alentours), mais il y à là un environnement qui vient presque prendre le dessus et se met en évidence dans cette scène précieuse qui n'a pas toujours sa place.

Capture de l'expérience sensible du lieu et du regard inversé.

Prise de vue du foisonnement végétal dans l'espace urbain

Dualité entre végétation et bâti dans la sensibilité environnementale.

Recadrage sur les éléments constructifs sensibles de l'environnement ambiant.