Carré 35

Carré d'étude réservé par Clara VILLANI


Entre précipitation et quiétude

Nom du lieu : Lycée Champollion, cour H

Lorsque j’arrive dans Champollion, je ne peux même pas voir au-delà d’un mètre. Une foule de lycéens et d’étudiants traversent le couloir à grande vitesse comme sur une autoroute double voies. Ils ne me remarquent pas, au mieux je représente pour eux un obstacle sur leur passage. Je me faufile jusqu’à arriver près d’un poteau en pierre. Je découvre alors la cour et son jardin.
Elle aussi est traversée par des élèves, mais de façon plus éparse. Les élèves sont tracés par le son de leurs pas dans les graviers. Bruit qui paraît doux au premier abord, comme une musique, mais qui devient très vite répétitif, entêtant et devient alors une nuisance sonore qui vient s’ajouter au brouhaha des discussions des étudiants.
Quelques minutes après la sonnerie, la cour et les couloirs sont déserts. Presque méconnaissables. Deux ambiances se sont enchaînées en une fraction de seconde. La cour devient un endroit paisible, on entend le clapotis de l’eau de la fontaine que je ne percevais pas du tout avant. Je découvre qu’il y a au sol par endroit de l’herbe, bien verte, bien entretenue. Aux abords de la fontaine il y a des bancs invitant à un moment de tranquillité. Derrière ces bancs se trouvent des rosiers rouges encore un peu en fleur. Cet endroit aspire au calme.

Alors que je dessine la cour sur mon cahier, j’entends une voix familière qui m’appelle. Un de mes anciens professeurs arrive et me regarde d’une façon interrogatrice. Je lui explique ce projet de description et de saisie d’une ambiance et en profite pour lui demander son ressenti. La première chose qu’il me dit est que les bâtiments lui font penser à un couvent, mais que les échafaudages viennent depuis quelque temps contraster cette ambiance. Pour lui, c’est un lieu de passage, mais qui permet aussi un moment de tranquillité. Ici, il peut prendre une bouffée d’air, se relaxer et quand il fait beau, même y déjeuner. La cour est comme un espace pour se mettre en retrait au milieu de la vie frénétique du lycée.

Le léger clapotis de l'eau dansante avec le souffle du vent. Cela inspire à un sentiment de quiétude.

Détail sur la nature, synonyme de tranquillité .

Le port du masque est obligatoire dans l'enceinte de l'établissement, même pour les statues!

Quand le vert des feuilles tourne au rouge, de la pelouse à la toiture en brique.