Carré 315

Carré d'étude réservé par Léa CASADO

Un paradoxe troublant

Nom du lieu : Route des Maquis, 38400, Saint-Martin-d’Hères

En une belle après-midi ensoleillée, je me décidais à aller sur mon carré.
Le ciel était bleu, la température ni trop fraîche, ni trop chaude, un temps idéal pour aller s’aventurer à la recherche de mon carré.
Au bout de quelques dizaines de minutes et non sans peines, je parviens enfin à trouver ce fameux lieu, en surplomb de la ville et dissimulé par une rangée d’arbres.
C’est à l’aide d’un petit chemin que je parviens à monter jusqu’au terrain, ignorant les inscriptions de propriété privée inscrites sur le portail à l’entrée. Car oui, ce chemin permet également de rejoindre une maison située à l’une des extrémités de mon carré.
J’ai continué de m’aventurer sur ce chemin et j’ai enfin pu découvrir ce que j’étais venu chercher.
C’est ma première rencontre avec mon terrain.
Un lieu paradoxal, à la fois marqué par l’activité humaine, tout en gardant un lien avec la nature. On retrouve beaucoup d’arbres sur et autour de la zone, mais il y a aussi un manque. Une zone complètement « déserte » où l’on retrouve seulement des bouts de bois éparpillés sur le sol.
C’est ce qui m’a le plus marqué cette fois-ci. Comme si un bout du paysage manquait, comme si il avait été retiré et que les copeaux de bois en étaient les seuls vestiges. Cela m’a donné une impression de froideur, le lieu ne m’a pas paru accueillant au premier abord.
C’est alors que mon regard s’est porté au-delà de mon terrain. La présence d’un chantier un peu plus haut sur la colline ne m’a alors pas étonné. J’ai vite compris pourquoi cette zone avait été entièrement rasée. Le site offre également une magnifique vue sur le massif de Chartreuse, un paysage nettement plus appréciable à mon sens.
Puis je me suis mise à écouter. Là encore ce paradoxe, les bruits de la ville qui remontent et qui résonnent, ainsi que le délicat chant des oiseaux.
Je reste fascinée par ce lieu qui balance presque parfaitement entre la pureté de la nature et l’imposante présence humaine qui ravage tout sur son passage.

Le grondement des voitures et le chant des oiseaux. Un lieu à la fois calme et marqué par le dynamisme de la ville.

Un aperçu de l’épanouissement de la nature en une journée ensoleillée.

Cette fameuse zone « déserte », mais où sont passés les arbres ?

Un paysage transformé à la fois par l’automne et par l’Homme.

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