Carré 288

Carré d'étude réservé par Elina BELOEIL

La zone industrielle abandonnée...

Nom du lieu : 5 Rue Georges Pérec, 38400 Saint-Martin-d'Hères

Nous sommes le 20 octobre, l’automne pointe son nez mais les températures de ces derniers jours semblent printanières. Je me dirige vers mon carré et me retrouve au milieu d’une zone industrielle à Saint Martin D’Hère.

En arrivant une chose m’étonne ; je suis face à plusieurs entreprises mais le calme règne... Autour de mois divers enseignes, mais aucun bruit ressemblant au lieu ne se fait entendre. Seul le bruit d’un bâtiment en construction au loin resonne. Quelques oiseaux essayent de se démarquer en chantant. Mais paradoxalement ce calme ne me fait pas ressentir un sentiment de tranquillité et d’apaisement.

Il est 16h30 lors de mon premier passage, le soleil brille mais la rue est déserte. L’ambiance y est plutôt maussade, un endroit abandonné aux portes d’axes routiers très fréquentés, à une heure où certains sortent du travail ou prennent une pause. Je ressens un sentiment pesant, un peu triste. On ressent que l’on n’est pas dans un endroit gai mais pour y travailler. La ferraille, le goudron et les engins de chantier envahissent le paysage au détriment de la verdure qui, mine de rien, essaie de se faire une place. Arbustes et buissons essayent d'illuminer le lieu… Mais leur manque d'entretient leur donne un sentiment de négligence à leur sujet. Ici, la nature se contentera d’être remplacée par l’industrie.

Je décide d’y retourner le lendemain vers midi espérant croiser plus de monde à l’heure du déjeuner, mais guerre plus de personnes. 1 camion me passe devant, puis le néant, le retour au calme et au bruit de chantier en fond.

Mon troisième passage est un samedi, vers 10h30. Le ciel est gris, la brise levée et mon sentiment amer des dernières fois s’accentue davantage. Je vois, ressens et photographie les mêmes scènes.

Le schéma s’est répété les 4 ou 5 fois ou je me suis rendue sur ce lieu. A des heures, des jours et des mois pourtant différents. Mais le temps là-bas semble s’être figé, rien ne change et les jours se ressemblent bien trop à mon goût.

Face aux entreprises et à une antenne relais, un jour de semaine gris. Un camion de chantier me passe devant rejoignant son lieu de travail.

L'entrée d'une des entreprises aux couleurs de l'automne.

Route menant aux entreprises, là ou la nature semble être laissée à l’abandon.

L’imposante antenne relais rendant l’espace encore plus industrialisé

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