Carré 27

Carré d'étude réservé par Camille NICOD


La rue qui ne s'arrête jamais

Nom du lieu : Croissement entre la rue Belgrade et la rue Alexandre 1er de Yougoslavie

Remontant la rue Belgrade, un couple de personnes âgées débâte sur le chemin le plus court à emprunter, finalement il déviera sur sa gauche, à la rue Albert 1er de Yougoslavie. De cette même rue, arrive un jeune homme, il regarde à droite, à gauche puis s’immobilise contre l’angle d’un bâtiment. Les yeux plongés dans son téléphone, il jette quelque coup d’œil rapide de temps à autre, semblant attendre quelqu’un. Arrivant de l’autre côté, une femme se déplace rapidement, zigzaguant entre les nombreux obstacles qui composent cette rue : piétons, cyclistes et voitures, en perpétuels mouvements, ainsi que ceux stationnés pour une durée souvent temporaire.

Parmi toutes ces personnes, aucune ne semble observer les lieux, comme si rien n’en valait la peine. En réalité ce n’est pas qu’ils soient désintéressés, c’est plutôt qu’ils sont habitués.

Tandis que moi, arrivant dans cette rue pour la toute première fois, je ne peux m’empêcher d’observer, de mettre en éveil mes cinq sens, d’analyser ce que je perçois.

Tous ces bâtiments aux styles architecturaux variés, sont dessinées avec des ouvertures ou des angles arrondis, apportant douceur et réconfort. Leur disposition encadre une vue sur le paysage montagnard et sur la célèbre Bastille de Grenoble, engendrant une plaisante richesse visuelle. La petite boulangerie d’où se dégagent de bonnes odeurs de pains chauds, exposent ses pâtisseries colorées en vitrine. Devant celle-ci, la file de clients s’agrandit, et malgré les distanciations sociales imposées, les discussions ne cessent. Puis, des rires s’ajoutent à tous ces sons. Ceux d’enfants venus récupérer leurs vélos presque étalés sur le trottoir, quelques coups de sonnette et les voilà à slalomer joyeusement entre piétons et voitures.

Ainsi cette agitation est celle d’un lieu de rencontres et d’interactions permanentes, mais surtout celle d’un espace vivant, où l’on ressent convivialité et sécurité.

Jour de confinement, la rue se fait plus calme, mais reste pourtant active

Des architectures de toutes époques, et pour tous les goûts

Promenade un dimanche après midi

Les façades aux courbes réconfortantes