Carré 260

Carré d'étude réservé par Thillia CIGNA

Naviguons paisiblement ensemble sur ce fleuve infini

Nom du lieu : sur le pont du tramway B, entre l’arrêt Grand Sablon et Les Taillés - Université

Nous sommes en automne, le 14 octobre, il est bientôt midi. Le ciel est d’un bleu éclatant et les quelques nuages présents se battent contre lui pour rester, mais en vain. L’air est froid, le vent n’est pas de la partie et pourtant, les animaux se cachent comme ils peuvent pour résister à cet air automnale. Avec un peu de chance, on peut entendre des oiseaux chantonner pendant cette période de migration.
Cet espace est d’un silence apaisant… Jusqu’à ce que le tramway fasse son apparition à une fréquence régulière et perturbe ce calme intense. Lors de son passage, celui-ci modifie la morphologie du paysage pendant un bref instant. Perché sur son grand pont, il a une vue imprenable sur le décor que lui offre cette magnifique nature.
L’Isère, ce long fleuve calme qui semble sans fin, se noie dans la nature verte qui l’entoure et la surplombe. Il se confond dans les arbres et sa couleur se mélange au vert de la nature et au bleu azur du ciel. L’Isère est si paisible qu’il semble imperturbable et la végétation est si calme qu’on pourrait penser que même un Mistral ne pourrait bouger ses feuilles.
Ce lieu est si serein qu’on en oublie la civilisation qui l’entoure et les voitures qui roulent sont comme des fourmis retournant dans leur nid à vive allure.
Les animaux ne sont pas les seuls êtres vivants qui ont déserté ce lieu car les humains aussi se font rare. On en voit si peu qu’on pourrait penser qu’il leur est interdit de venir dans ce lieu, comme s’il était réservé à la nature.
Sur les hauteurs du pont, les odeurs sont neutres. On ne sent que l’air qui voyage doucement et la fraîcheur de la végétation. Les odeurs d’essence ou de nourriture n’atteignent pas cette altitude.

Ce n’est que lorsque le roi du pont disparaît que le calme reprend sa place et règne sur les hauteurs… jusqu’à ce que le tram apparaisse à nouveau.

Un long fleuve tranquille ressemblant à un paradis où les êtres humains ne peuvent accéder.

Une frontière inattendue entre la nature absolue et la station essence bordant l'autoroute D1090.

L'Isère, à l’ombre du Soleil, nous offre un contraste visuel sublime. Entre Obscurité et Lumière. Entre plaine et montagne.

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