Carré 257

Carré d'étude réservé par Armand CYCYK

Les passants en voiture

Nom du lieu : Avenue de l'Obiou

Je suis sous le pont,
Ou les gens rentrent,
Ou les gens partent,
Ou ils tournent en rond.

En face de moi, de grandes routes.
On y voit toutes sortes de gens.
Des habitués en camions, des inconnus en voiture.
Et le cri des ambulances, passant,
Au même rythme que le tram au dessus de moi.

Cet endroit est tellement banal et simple,
Et pourtant, j'y reste, espérant trouver des mots à dire.
Voilà des heures que je suis gelé du froid, j'ai oublié ma veste.
Rien ne s'y est passé.


La seule maison en face de moi est assez laide,
Le parking derrière moi n'est pas plus beau
Et tout le béton qui recouvre mon espace force l'ennui.
Mais pourtant, je ne me sens pas perdu, cet espace, c'est le miens.

Tiens, un hélicoptère vient de passer,
Et maintenant les pompiers,
D'ici j'observe le trajet des gens,
Et j'imagine où ils vont, pour tuer l'ennui.


Après de longues heures, la nuit est tombée
Toutes les voitures de mon carré l'ont quitté
Une part une je les ai vu partir
Où vont-t-elles si tard ?
Un plafond de lampadaires couvrent les étoiles
Il y a toujours autant de voitures, mais le tram ne passe plus
Je crois que je ne verrai plus rien

Les sons sont les mêmes
Comme si les voitures passaient à l'unisson
Il n'y a plus de passants, plus de bruit
À part celui du vent des voitures.

Je ne sais pas si c'est à proprement parler un poème, mais j'ai tenu à écrire dans ce style. Comme un journal de bord, je décrit chaque moments de cet endroit qui en ne s'y attardant pas, est fait d'ennuis. Mais en s'attardant sur chaques détails, le lieu prend du sens. Ici les structures ne sont pas si importantes, les passants non plus, de toutes manières il n'y en a pas; ce qui est le plus intéressant ici, ce sont les moyens de transports, que ce soit le tram, les camions, les ambulances, les bus, les hélicoptères, tous explique un bout de la vie urbaine.
En revanche, la nuit l'espace est différent, il paraît vide. J'aperçois 4 voitures garées, il est 22 heures, à 14 heures il y en avait 50.

Devant: la rue sans circulation
Derrière : Une nationale cachée faisant un bruit constant
Au dessus : le tram qui passe régulièrement

Photos prise à 14h sur le parking prenant la moitié de mon carré, entièrement rempli de voitures, à côté de la voie du tram b (à gauche)

Photo rare d'un passant, d'un cycliste et d'une voiture, en même temps, dans la rue de mon carré, où il ne se passe rien .

Photo du même parking à 23h.

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