Carré 25

Carré d'étude réservé par Lou BELZUZ


Entre vivacité urbaine et calme naturel

Nom du lieu : Parking Philippeville, Rue de Belgrade

Depuis le toit du Parking de Philippeville je contemple le décor qui m’entoure et je constate que des spectacles bien différents s’offrent à moi. D’un côté il y a la rue Belgrade qui reste chaleureuse même à l’ombre. Le café qui fait l’angle ressemble vaguement aux cafés parisiens; d’où son nom: «Le café du Marais» qui laisse penser à un endroit fréquenté.
Lorsque je décale mon regard vers le haut je suis tout de suite impressionnée par les immeubles aux tons clairs qui se tiennent devant moi. Celui de gauche, avec ses courbes lisses vient en opposition à l’édifice angulaire, plus stricte qui lui fait face. Tous deux séparés par la grande allée.
Le détail plutôt ironique du supermarché Carrefour au milieu du carrefour de circulation vient m’interpeller. Beaucoup de directions s’offrent à nous lorsqu’on l’empreinte. Toutes pointant l’entrée du parking. Piétons et vélos viennent se mêler au bourdonnement des voitures et la rue prend vie.

Lorsque je fais volte-face, je découvre une ambiance toute autre. Plus intimiste. J’ai le sentiment d’être à l’abri, camouflée dans un jardin secret. Je domine la rue Belgrade du haut de ce véritable observatoire plongé dans la végétation. La nature reprend peu à peu ses droits donnant le sentiment d’un lieu laissé à l’abandon. Une impression accentuée par les tags sur les murets et l’eau stagnante au sol. Cet endroit est, à mon sens, davantage un raccourci peu emprunté qu’un endroit où les gens s’arrêtent . En regardant vers le ciel, on s’évade en apercevant les montagnes qui montrent le bout de leur nez. On en oublie presque la ville. Mais le bruit de la circulation vient nous rappeler à l’ordre. Ce vacarme qui vient se mélanger aux cris des enfants et au chant des oiseaux.
Arrivée la nuit tombée, c’est une toute autre atmosphère qui se dégage de ce lieu… Il n’y a aucun passage, aucun bruit. Seul un petit porche et un lampadaire restent éclairés et font ressortir les branches des arbres dénudés. Je ne me sens plus en sécurité.

Passants, vélos et voitures continuent leur chemins, chacun dans une direction sans jamais avoir d’interaction.

Une axialité nous donnant le vertige. Elle met en opposition les deux grands immeubles.

C'est un décor effrayant digne d'une scène de film d'horreur. Il y a très peu d’éclairage.

Donne le sentiment d'un lieu peu entretenu mais qui nous transporte hors de la ville le temps d'un instant.