Carré 249

Carré d'étude réservé par Lucie DUMOULIN

Entre vibrations urbaines, centres médicaux et couleurs sensorielles.

Nom du lieu : Rue du musée, La Tronche 38700

Seize heure pile, un jour d’automne avec une intensité flamboyante du soleil. Le bruit du levier de la barrière qui permet l’accès à cet espace rythme mon avancée au sein de ce lieu. Des voitures garées, des ambulances qui entrent et ressortent chacune leur tour, des piétons, certains avec des blouses blanches, d’autres non… Des bâtiments plus ou moins ombragés.
Cette propriété abrite des centres médicaux, ainsi qu’un musée et de nombreux parkings. Les bruits des pots d’échappement de l’autre côté de la route accompagnent les transferts des personnes dans le besoin d’aides médicales.
Néanmoins, les bruits des mobilités urbaines semblent lointain, cet espace est calme et une importante sérénité y est installée. Nos sens visuels nous plongent dans une ambiance contraire à celle de l’ouïe, le fait de comprendre que ce site abrite principalement des personnes souffrantes, me noue la gorge.
La route séparant les bâtiments est légèrement sinueuse. A travers cette végétation aux couleurs d’automne, j’avance à petits pas, tout en regardant de partout autour de moi.
Soudain, j’entends au loin des sirènes d’ambulances, se rapprochant de plus en plus de l’endroit où je suis. C’est ainsi que je me retrouve nez à nez avec deux camionnettes aux gyrophares scintillants. La barrière s’ouvre aussitôt, dès lors que les médecins franchissent le trottoir pour entrer dans cette sphère privée. A ce moment-là, je comprends immédiatement que des patients sont transportés.
Mais ne réalisant pas directement la situation à laquelle je suis confrontée, je reste d’abord dix secondes, sans vraiment quoi faire, puis marche précipitamment en direction du trottoir le plus proche pour ne pas gêner l’arrivée de ces dernières.
Quelques minutes après, je décide de partir pour ne pas faire naitre des soupçons vis-à-vis des personnes se trouvant sur les lieux, me retrouvant ainsi plongée dans une ambiance totalement contraire à celle de mon arrivée, que je qualifierai comme froide et sans appel.

Douceur des chants d’oiseaux et couleurs d’automne au sein d'un espace paisible.

Espace de vitalité urbaine et de calme naturel à l’horizon.

Harmonie entre mobilité spatiale et sphère privée.

Entre bâtiment ombragé et arrivée de nouveaux patients.

Navigation

Mes contrôles

Cinémathèque de Grenoble

École Nationale Supérieure d'Architecture de Grenoble Laboratoire CRESSON - UMR Ambiance Architecture Urbanité

Développement Go On Web © 2016-2022