Carré 234

Carré d'étude réservé par Théo LAFONT

Sérénité et intimité dans les jardins de la Tronche

Nom du lieu : La Tronche, à proximité de la Grande Rue.

De grandes propriétés fermées, des espaces verdoyants, le chant des oiseaux, et la brise se heurtant aux branches de nombreux arbres, faisant frémir les feuilles prêtes à tomber. Ce sont les premières sensations que je perçoit dans ce lieu, en cette saison d'automne. Tout semble être à l'arrêt. L'imposant massif de la Chartreuse en arrière-plan donne l'impression que le temps est figé, que rien ne peut perturber cet espace empreint de calme. C'est d'ailleurs une surprise de ne presque pas entendre le bruit de la ville (hormis le passage de quelques voitures sur la rue), pourtant si proche. C'est un espace peu animé en journée, voire vide. Les habitants sont quasi absents toute la journée en semaine. Autre que ce calme prédominant, c'est la sensation de fermeture qui saute aux yeux. Les clôtures, murs, haies et portails rendent cet endroit très cloisonné, où l'accès y est difficile. J'entre dans une sphère privée, dans l'intimité même des habitants. On ressent un désir d'être à l'abris des regards, d'être en quelque sorte caché. C'est le sentiment de gêne qui vient ensuite, la peur d'être intrusif dans cette intimité, de ne pas être à sa place en tant qu'observateur. Enfin, je comprend vite être dans un quartier aisé. La taille des maisons et jardins, les belles voitures garées devant les garages et l'entretien des terrains laissent penser qu'il faut disposer d'un certain capital économique pour vivre dans cet endroit. Ces habitants participent à imposer le calme, une valeur qu'ils partagent, dans leur lieu de vie. Je ressens une ambiance de paix, de sécurité, que l'on ne retrouve pas toujours dans d'autres lieux de la métropole. C'est un espace aisé, caché, où l'ambiance demeure paisible et intime.

Plan fixe permettant d'apprécier l'ambiance figée du lieu, où les seuls éléments en mouvement sont les voitures que l'on entend au loin et les arbres.

Au premier plan, une clôture, fermant l'accès à un espace privé verdoyant, sans réels mouvements.

Un mur pour rester à l'abris des regards, une frontière de l'intimité.

Chaque propriété dispose d'un terrain vaste, une aubaine à proximité de la ville.

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