Carré 22

Carré d'étude réservé par Louis BLANC


Des points de vue, des mouvements, des ambiances.

Nom du lieu : Quai Stéphane Jay

Première visite sur mon lieu d’étude, le 7 octobre à 18H40. J’effectue comme souvent mon petit marathon du soir, durant lequel je m'arrête à mon point d’observation. Le soleil commençait à tirer sa révérence, laissant derrière lui une lumière jaunâtre à orangée. Le lieu semblait plutôt calme au premier coup d’œil, jusqu’à ce que j’enlève la musique de mes oreilles et me rende compte de la joyeuse symphonie de moteurs tournant à vide, certainement causée par des travaux perturbateurs sur le quai Stéphane Jay. Quelques joggers et cyclistes passaient pourtant là sans s’arrêter, certains portant un masque, cherchant sans doute un endroit moins encombré pour pratiquer leur activité. En face de moi, les façades colorées se reflètent sur une rivière calme et brillante, devant les majestueux sommets de la Chartreuse dominés par la Bastille et ses mythiques bulles. Mon regard s’était alors laissé porter par leur spectacle d'allées et venues, me détournant de mon objectif principal d’analyse des lieux.

Seconde visite sur les quais de l’Isère, le 22 octobre à 9H59 précises, sous un ciel gris menaçant de cracher ses premières gouttes de pluie. La circulation sur le quai était cette fois plus fluide, mais restait bruyante, m’incitant à me rapprocher de la berge. C’était sans compter sur la circulation sur la voie de Corato, où les automobilistes n’avaient visiblement que faire des panneaux de limitation de vitesse, contrastant avec l’écoulement tranquille de l’Isère qui laissait entendre un faible clapotis. J’essaie malgré tout de traverser la voie pour m’approcher au plus près de la rive, où se faisaient sentir des odeurs de bitume, de vase et d’herbe coupée. La tondeuse avait effectivement laissé sa trace, des petits morceaux de balises de chantier signifiant qu’elle ne s’en était pas seulement prise à l’herbe. Le terrain très meuble m’empêchait d’aller toucher les flots, je restais donc assis sur la glissière en béton, frissonnant à chaque passage d'un conducteur trop zélé.

Les lumières mouvantes du petit matin apportent un peu de chaleur à un environnement froid et enneigé.

Les bulles du téléphérique de la Batille finissent leur grande enjambée au-dessus de l'Isère.

Les tons chauds des façades, mariés à la végétation environnante, se reflètent sur une rivière foncée dont le niveau est inhabituellement bas.

Les employés municipaux finissent leur travail. Un graffiti a été laissé là par un artiste du dimanche pour tenter de redonner de la couleur aux lieux