Carré 200

Carré d'étude réservé par Lisa TISSOT

Visite d'une ferme abandonnée mais réappropriée

En me rendant sur le terrain pour la première fois, je fus très étonnée.
En regardant mon carré depuis Transect, je m’attendais à tomber sur une petite ferme active sympathique. A la place, il y avait bien un corps de ferme mais totalement désert et abandonné. Je m’y suis sentie légèrement seule. J'avais tout de suite remarqué que ce lieu était abandonné par la végétation : il y avait des mauvaises herbes et des orties m’ont piqué la cheville. L’absence de bruit indiquant une activité m'a aussi fait comprendre que personne n'y travaillait. J’entendais tout de même à chaque fois le bruit agréable des feuilles au vent du bambou situé en face d'une grange . Ce son masquait quelque peu celui des voitures qui passaient sur la nationale un peu plus haut.
A chaque fois que j'y vais, milles questions fusent dans ma tête pour comprendre pourquoi ce lieu est abandonné. En découvrant ce lieu la première fois, je me suis rapprochée de la grange située à ma droite pour y chercher une réponse. Je me sentis tout de suite excité et un peu peureuse en décidant d’entrouvrir un peu plus la porte de la grange. A l’intérieur il y avait des objets tels qu’un escabeau ou des bidons.
Mais c’est après que mes sentiments changèrent pour le reste de mes visites. Après avoir exploré la grange, je m'étais dirigée vers le hangar, et y trouva une reproduction d’une maison faite de bric et de broc. Un sans-abri s’était réapproprié le lieu en s’y installant avec ses affaires. Je ressentais de la peine pour cette personne que je ne vis jamais, mais aussi un sentiment de gêne : moi qui pensais au départ être seule, je rentrais dans l’intimité de quelqu’un.
A chaque fois que je suis retournée sur le terrain, mon sentiment dernier ne changea pas. Je m’y sentais un peu mal à l’aise et mélancolique. Bien qu'il restait un sentiment d’excitation du fait d’avoir découvert un lieu secret toujours désert, malgré la nationale et une piste cyclable avec toujours beaucoup de circulation un peu plus loin.

Les feuilles du bambou jouent avec le vent, pendant qu'un léger rayon de soleil illumine la "maison" du sans-abri.

Un sans abri se réapproprie une ferme abandonnée. Il l'a aménagée en y créant une sorte de copie du modèle d'une maison avec ses maigres moyens.

La nature reprend ses droits: le bambou se propage et se rapproche de la grange abandonnée.

L'intérieur de la grange fermée. Toute sorte d'objets sont restés à l’intérieur, alors que ce lieu n'est plus entretenu par ses réels propriétaires.

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