Carré 20

Carré d'étude réservé par Magda ZAOU


Un silence pesant

Nom du lieu : 40 rue Maurice Gignoux

Il est sept heures, un lundi matin de février, lorsque je m'apprête à me rendre sur mon carré d'étude situé vers le chemin de la Bastille.

Je descends du tram à l'Avenue Alsace Lorraine et je me dirige pleine d'ambition vers la place Hubert Dubedout. A mesure que j'avançais, la fraîcheur matinale me saisit et avec chaque pas que je faisais, le vent devenait de plus en plus fort. Engourdie par le froid, je commençais à ne plus sentir mes doigts, ce qui les amena à se réfugier dans les poches fourrées de ma doudoune. Le vent glacial s'en prend maintenant au bout de mon nez, je le cache dans mon écharpe et je continue mon parcours…

Après une quinzaine de minutes à marcher dans le froid, j'arrive enfin à destination. Voilà que se présente à moi une rue étroite limitée par deux murs de pierre dont l'un était tellement haut que j'avais l'impression qu'il allait s'écrouler sur ma tête, j'en avais presque le vertige. J'avançais petit à petit, passant sous un arc de pierre délimitant la route principale de celle dans laquelle je me rendais. L'ambiance de l'endroit est assez pesante, pas un bruit si ce n'est le son de de quelques gouttes de pluie qui touchent le sol. Le sol est humide, on y retrouve quelques feuilles mortes. Il semblerait qu'une habitation soit présente, pourtant les volets sont tous fermés et le silence semble régner. En m'approchant du mur, j'arrive à percevoir une végétation qui a pris sa place entre les joints des pierres, contant l'histoire de ce lieu.

Un lieu qui respire la fraîcheur et où résonne le bruit de quelques voitures qui passent au loin, accompagnées d'un silence agréable.

Présence de plusieurs potelets en bois destinés à réguler et contenir le flux de circulation des véhicules.

Apparition d'une végétation sur le mur de pierre, témoignant du temps qui passe.

Plaque métallique incitant les automobilistes à ne pas stationner leurs véhicules.