Carré 18

Carré d'étude réservé par Mathilde NOWAK


Un lieu de transition

Nom du lieu : 17-15 Rue Maurice Gignoux, 38000 Grenoble

Lors d’un matin rafraichi, où les contours des bâtiments ne sont pas encore à découvert, j’arrive au début de ma courte randonnée. En me dirigeant vers ma destination isolée de la ville, je m’aperçois que le ciel devient de plus en plus grisâtre et l’air irritant. Je monte la route amochée par le temps, entourée par des bâtiments d’influence italienne qui disparaissent au fur et à mesure de mon essoufflement. En prenant de la hauteur, le calme matinal ne devient plus qu’un bruit sourd naturel, l’odeur urbaine se transforme en senteurs automnales apaisantes. A l’instant de mon arrivée, la froideur de l’endroit me force à remonter la tirette de ma doudoune, pouvant ainsi enfouir mon nez devenu rouge dans la chaleur du tissu. Le vent glacial fait retentir les branchements nus des arbres dont les feuilles ternes sont étalées sur le sol. Les fils du téléphérique passent devant les sommets des montagnes Belledonne partiellement enneigés, les passages dissimulés se dévoilent entre les végétaux, les fleurs qui demeurent absorbent le peu de lumière qu’offre ce matin gouleyant. Le paysage citadin prend vie au fil des minutes par ses sons stridents qui me font sortir de l’ambiance reposante un court instant. Je reprends vite un esprit détendu par le silence omniprésent de l’endroit en hauteur dans lequel je me trouve. Certains étudiants de la cité universitaire non loin de là courent à toute vitesse dans la descente, surement pour ne pas être en retard en cours. Le passage de voiture est très rare et je ne croise personne, ni de jogger ni de passant habitant un peu plus bas. Je suis seule, contemplant le paysage qui s’expose à moi, découvrant les moindres aspects de son manteau colorée. Me sentant protéger par l’étreinte de la nature, je m’accroupis et passe ce tête-à-tête avec la douceur qu’émet ce lieu.

L'écho de la vie urbaine est surplombé par un chant d'oiseaux.

Un point de vue sur la ville à travers les feuillages de la nature.

Les branchages dévoile une séparation entre urbanisme et nature. Au dos de nombreux immeubles se trouvent des montagnes parcellement enneigées .

Un rappel de la vie active dans cet endroit isolé. Les étudiants passe d'un milieu urbain à un espace rural.