Carré 15

Carré d'étude réservé par Chloé TORNICELLI


Un lieu, deux expériences

Nom du lieu : Résidence du Rabot

Dimanche 11/10, je marche le long d’une petite route sinueuse en direction de la résidence universitaire du Rabot. Alors que je circule entre les différents bâtiments, je ne croise personne et ne relève aucun bruit provenant des alentours. Seul l’écho du centre-ville est perceptible. Je suis seule. En longeant les dortoirs, je me rends compte que le bâtiment se dégrade. J’observe alors des traces de moisissure, une fenêtre cassée ou encore la couleur saumon de la façade qui s’écaille. En levant la tête, j’aperçois les lignes du téléphérique. Cependant, les « bulles » sont absentes. Les toiles d’araignée ainsi que les déchets retrouvés à mes pieds me confortent dans ma première impression : la résidence semble comme abandonnée.
Je continue mon chemin et longe le dernier bâtiment. Arrivée au bout de celui-ci, je me retourne et aperçois le lierre qui grimpe le long de la façade. La nature se lie avec les murs de la résidence. Cet échange marque comme une transition entre deux lieux, deux ambiances.
Un pas de plus et j’atterris dans un espace très différent. Je distingue autour de moi de multiples arbres aux couleurs automnales. La végétation est partout. Le chant mélodieux des oiseaux arrive jusqu’à mes oreilles. L’air devient plus humide. Une coccinelle se pose sur mon bras. Les odeurs sont multiples. Tous mes sens s’éveillent. Je lève alors les yeux au ciel et comme par magie, c’est à ce moment précis que les « bulles » passent au-dessus de moi. Sur ma gauche, des traces de passage, comme un petit chemin frayé entre les arbres en direction d’une zone signalée comme dangereuse. Je me retrouve donc face à un espace en mouvement, un espace qui bouge, qui vit. C’est comme si j’entrais dans une autre dimension, plus rien n’est semblable à ce que je ressentais quelques minutes avant.
La résidence universitaire du Rabot apparaît donc comme un lieu « suspendu » sans vie, entouré d’une forêt capable d’éveiller nos 5 sens. Deux espaces si différents et pourtant si proches.

Nature au abords de ce lieux étudiant sans vie.

les "bulles" en mouvement au dessus de la forêt qui entoure la résidence.

Trace de passage au alentour de la Résidence. Le chemin s'enfonce dans la forêt.

Relation mur/lierre qui sépare les deux expériences. La nature envahit le lieux.