Carré 148

Carré d'étude réservé par Athenais MATHON


Au coeur de la forêt grenobloise

Nom du lieu : Forêt d'Échirolles

En ce jeudi 22 Octobre, j’arpente les chemins périlleux de la forêt au Sud de Grenoble. Après trente longues minutes de tramway j’arrive à Échirolles, où je poursuis mon chemin à pied jusqu'à la forêt. Il est difficile de se repérer entre les arbres au feuillage verdoyant, il me faudra d’ailleurs plusieurs tentatives avant de trouver le bon chemin. Une heure s’écoule lorsque j’atteins enfin ma destination. Je m’assoies alors un moment pour observer l’environnement qui m’entoure. Je ressens dans un premier temps un sentiment d’appréhension au coeur de ce lieu qui m’est inconnu, mais après quelques minutes je me sens comme rassurée et apaisée. Il est vrai qu’à l’écart de la ville, le chant des oiseaux me berce et me fait sentir comme dans une bulle. Or lorsque je ferme les yeux et je me concentre sur les bruits environnants, je perçois au loin l’agitation de la ville. Un clocher sonne, des chiens aboient, des promeneurs conversent. Tandis que le tumulte de la ville me ramène à la réalité, je décide de reprendre mon chemin et rejoindre l’agitation urbaine.

Nous sommes le lundi 4 Janvier 2021, plus de deux mois se sont écoulés depuis ma venue à Échirolles. Je pénètre dans la forêt avec plus de facilité que la première fois et pourtant je suis comme perdue ; ce vaste espace est méconnaissable. En effet, les arbres sont dépourvus de feuilles tandis que le sol en est recouvert. Pour ce qui est du vert étincelant, il a laissé la place au marron des feuilles mortes. L’hiver se fait ressentir. Ce lieu semble à présent inerte, comme endormi. Les feuilles sont tombées, quant aux oiseaux ils ont déserté les lieux. Pour ce qui est de l’agitation de la ville, elle ne se limite plus aux bruits mais également à un aperçu sur cette dernière à travers les arbres nus. Après plusieurs minutes le froid commence à se faire ressentir, je décide de rentrer.

L’agitation de la ville se confond avec le calme de la forêt grenobloise, mêlant le chant des oiseaux au brouhaha de la ville.

Les arbres s’imposent de par leur verticalité et leur hauteur lorsque le feuillage se révèle grâce à ses couleurs verdoyantes.

Les branches dépourvues de feuilles s’entrelacent laissant transparaître un ciel d’hiver nuageux.

Les arbres nus nous laissent entrevoir la ville ainsi que les montagnes environnantes.