Carré 144

Carré d'étude réservé par Randianina RAKOTOMIZAHO


Paisible

Nom du lieu : Forêt d'Echirolles

Il n’y a personne qui s’aventure aussi loin dans la forêt en ce jeudi matin, ce qui est compréhensible. Le cœur de la forêt d’Echirolles est assez difficile d’accès, sans GPS on peut se perdre facilement dans cet immense espace. En prenant de la hauteur, les pentes sont très raides et glissantes à cause des feuilles colorées qui tapissent le sol en cette journée d’automne.

Les branches jaillissent de partout, il faut bien regarder son chemin pour être sûr de ne pas s’en prendre une en plein visage ou de ne pas trébucher. Parfois, il faut même en chevaucher certaines pour pouvoir passer. En marchant, les épines omniprésentes s’accrochent aux vêtements et parfois même aux doigts si par mégarde on s’agrippe au mauvais endroit.

Je parviens à trouver un rocher où m’asseoir un peu et prendre le temps d’observer le chemin que j’ai parcouru. Je ne sais pas exactement quelle heure il est, probablement midi, il commence à crachiner et le soleil semble ne pas vouloir se montrer. Avec tous les arbres autour, j’ai l’impression qu’il fait plutôt sombre bien qu’ il y ait assez de lumière pour me guider sur mon chemin. Tout autour de moi je vois une jolie palette de couleur, principalement du vert mais aussi du jaune, du rouge et quelques touches de violet. C’est un endroit qui parait encore très naturel.

Puis, je me faufile un peu plus entre les arbres et retrouve un chemin plus plat qui se dessine progressivement au fur et à mesure que j’avance. Cela me permet de ne plus autant me concentrer sur mes pas et je me rends enfin compte que l’endroit est plutôt calme, paisible et même reposant. Je n’entends que le bruit de ma respiration sous mon masque et les chants différents des oiseaux qui semblent envelopper le lieu. Les feuilles frétillent doucement, guidées par une légère brise qui me caresse la peau.
Je me sens comme coupée de la ville, comme emportée dans un autre monde, mais pourtant en levant un peu la tête, je l’aperçois encore un peu entre les arbres.

En pleine journée, les oiseaux survolent la forêt dans un concert de mélodies...on plonge dans une atmosphère paisible.

Partout, les grands troncs d'arbres entourés d'épines semblent vouloir protéger cette forêt encore très naturelle.

Le chant des oiseaux qui nous entoure nous fait oublier que la ville n'est pas si loin .

Le chemin est raide et périlleux, seuls ceux qui sont déterminés prendront plaisir à gravir ces grandes pentes glissantes.