Carré 143

Carré d'étude réservé par Nina LORENZO


un contraste inattendu

Nous sommes un matin d’automne, une légère brise se faufile entre les branches de la forêt.
Je repense au trajet, j’ai dû traverser Grenoble puis Echirolles pour arriver dans la forêt. Au second plan les montagnes aux couleurs chaudes de l’automne contrastent avec le gris de la zone industrielle que nous traversons.
A l’orée de la foret un écureuil s’arrête dans sa montée après nous avoir entendu. Le soleil, déjà peut présent se fait discret, remplacé par des nuages et une petite pluie. Les nuages semblent engloutir les montagnes, la ligne se retrouve petit à petit floutée, en avançant dans la forêt celles-ci disparaitront totalement. Les arbres dansent avec le vent, des feuilles tombent. Je m’assieds sur le sentier pentu qui traverse la forêt. L’air frais, le calme de la forêt, l’esprit vidé le temps d’une ballade. Je ne m’attendais à un tel paysage à deux pas de la ville, je suis entourée d’arbre, une impression agréable d’être complètement isolée de l’espace urbain duquel je viens.
Cependant l’ambiant sonore me ramène rapidement à la réalité, le chant des oiseaux se fait remplacer par le son d’enfants qui jouent dans le parc non loin de là ; le clocher d’une église prend le dessus sur le son des feuilles, des branches s’entrelaçant ; en fond, j’entends un ronronnement qui s’avèrera être le passage de véhicules sur une route. Je ferme les yeux, un mélange entre ville et nature, l’impression d’être dans un parc peut-être, je rouvre les yeux, retour à la réalité, une association de formes peu concrètes, des branches entremêlés, quelques oiseaux, un champignon pousse sur un tronc d’arbre tombé. On pourrait presque croire que les sons sont rajoutés, nous n’avons aucun signe visuel de la proximité de la ville.
Un fort contraste inattendu entre l’espace rural et l’espace urbain se fait ressentir.

un écureuil se fige dans son ascension d'un arbre en nous entendant arriver

un sentier raide permet de traverser la forêt

les arbres cachent l'horizon, nous laissant comme dans une bulle

les branches entremêlées laissent passer quelques rayons de lumière