Carré 141

Carré d'étude réservé par Pernelle BIANCHINI

Entre ville et nature

Nous sommes samedi matin. Après un long moment passé dans le tramway et une courte marche, j’arrive au parc Robert Buisson. Je me retrouve immédiatement face à une prairie. Celle-ci s'immisce comme une frontière entre la ville et la forêt. La prairie est vide comparée aux journées ensoleillées. Je traverse la prairie en direction de la forêt. Le sol est moelleux, j’ai comme l’impression de marcher sur un nuage. À la lisière, je m’arrête. J’ai du mal à savoir ce que je vais découvrir derrière ce bosquet en raison de la forte densité de végétation.

En entrant dans la forêt, je me sens protégée. La végétation est fournie et les arbres forment comme une carapace autour de moi. Le feuillage des arbres filtre la lumière pour y laisser pénétrer seulement les rayons nécessaires. Cela crée une ambiance féerique.

Je m'assois un moment pour observer la vie de cette forêt. Contrairement au vide de la prairie, celle-ci est plus passante. J'aperçois un groupe de personnes âgées qui se promènent, puis un homme avec son chien, puis un père à vélo avec ses enfants... En portant mon attention sur le sol, j’y vois un monde à plus petite échelle. Je me demande alors comment ces êtres perçoivent le lieu. Après ce petit moment d'observation, je choisis de fermer les yeux pour pouvoir me concentrer sur les sons qui m’entourent. L’espace est calme, je peux entendre le chant des oiseaux, le pas des passants, ou encore l’eau qui ruisselle. Mais rapidement, le bruit sourd et permanent de la ville me revient. Je n’arrive plus à m’en détacher, je suis comme assommée par ce bruit.

Je reprends ma balade vers le centre de loisirs pour y trouver du mouvement, mais le centre est vide contrairement à la semaine passée où je pouvais ressentir la convivialité entre les individus. J’en fais quand même le tour pour m’assurer de ne rien manquer. N'ayant rien trouvé cette fois-ci, je rebrousse chemin et quitte la douceur de la forêt pour y retrouver la célérité de la ville.

Au retour, je suis apaisée.

L’eau qui s'écoule avec tranquillité.
La mélodie des oiseaux ainsi que le bruit des travaux qui altère le calme de la forêt.

Le plaine séparant la forêt de la ville. On y voit le bosquet au premier plan et la ville au deuxième plan.

Les arbres qui filtrent la lumière et créent une ambiance féérique.

À nouveau cette idée de frontière, séparation entre deux espaces, la nature sauvage et le chemin passant.

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