Carré 137

Carré d'étude réservé par Léa BOUZON

Deux mondes, un souffle

Nom du lieu : Casse d'Echirolles et parc Robert Buisson

Entre deux battements du monde,
un clôture brute sépare les souffles.
D’un côté, l’huile respire, lourde et âcre,
les moteurs usés chuchotent encore
leurs mémoires d’asphalte et de voyages.
Le métal s’entrechoque : les chuintements et bruits sourds,
Créent une mélodie d’outils qui cognent la matière.
L’air dense tremble d’avidité, d’efforts et de gestes pressés.
Les garagistes parlent fort, les chiens aboient.
Les portes sont restées closes, comme si le lieu refusait d’être vu.
Sur les carrosseries rouillées, se reflète un ciel d’acier.
L’air y paraît dense, presque difficile à respirer.

Mais franchis la clôture,
écarte les branches de la végétation environnante,
et soudain tout bascule.
Un monde s’ouvre, vert et tendre,
les pas se font feutrés dans l’herbe humide.
Le vent caresse les troncs,
des enfants rient, des adultes déambulent, d’autres se délassent;
des oiseaux esquissent des portées invisibles
dans l’air frais du matin.
L’odeur d’essence devient souvenir,
le métal cède la place au feuillage,
et la lumière s’éparpille sur les pelouses.
L’odeur de l’herbe humide m’enveloppe,
mon esprit s’étire et mes pensées s’appellent.

Ici, les montagnes s’esquissent au loin,
gardiennes d’un calme fragile.
Là-bas, la casse poursuit son œuvre,
sculptant le silence du parc de cliquetis lointains.
Deux paysages s’observent sans se parler,
Mais pourtant se comprennent.
Car dans leurs contrastes,
naît une respiration commune;
celle d’un lieu qui se réinvente,
entre bruit et apaisement,
entre la fin et le recommencement.

La nature qui respire au milieu de la mélodie d'outils.

Un cimetière d'automobiles

Une frontière entre deux mondes

Sous l'arbre, le repos trouve sa place

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