Carré 128

Carré d'étude réservé par Céline VOYER DECONCHE


Une résidence bien silencieuse

Nom du lieu : Rue des Maquis de l'Oisans, Echirolles

Premier relevé, jeudi 22 octobre 2020.
Le calme règne en cette fin de matinée dans la rue des Maquis de l'Oisans. Les nuages gris diffusent une forte lumière homogène. On n'entend que les rares voitures qui passent dans la rue voisine dans un lourd et grave vrombissement, avant de disparaître progressivement au loin. Cette rue résidentielle inspire la tranquillité, isolée des commerces, écoles et lieux publiques. L'animation des centres-villes laisse place aux bruits du quotidien: deux enfants se chamaillent, une voiture s'est garée.
Aux alentours de 11h15, je n'ai croisé en une demi-heure que deux passants, une jeune femme seule, masquée, marchant d'un pas pressé, et un enfant, jouant bruyamment avec un trousseau de clés accompagné de cette même femme, dans le sens inverse 10 minutes plus tard.
Juste avant midi, la rue s'agite: on reconnait des bruits de marteau-piqueur au fond de l'allée, pourtant, aucune trace visuelle des travaux.

Second relevé, mercredi 16 décembre 2020.
Au coin de la rue Paul Langevin et de la rue des Maquis de l'Oisans, un homme passe un sac à la main. Son contenu doit être lourd, les anses sont tendues. Depuis mon point d'observation, il semble sortir de la boutique "Roller Diffusion", mais la perspective doit être trompeuse, puisque depuis plusieurs semaines maintenant les magasins non-essentiels ont temporairement baissé le rideau suite à la situation sanitaire actuelle.
Accoudée à une fenêtre pour fumer, une femme me regarde prendre des photos intriguée. Les bras croisés, elle semble avoir froid, l'air est effectivement très frais et sec. Je l'interpelle, et elle accepte de me laisser entrer dans la résidence.
Le jardin est très dégagé, et semble paisible. On entend cependant le bruissement des feuilles des arbustes et une fenêtre grincer tandis qu'elle oscille doucement sous les effets du vent. On peut même deviner sans le voir aux claquements si caractéristiques de son diesel le passage d'un bus derrière la haie, rue Paul Langevin .

17h42. D'un feu rouge à un autre, la fréquentation de la rue commence doucement à augmenter.

Vue de l'immeuble du 2 rue des Maquis de l'Oisans et de ses places de stationnement depuis le trottoir opposé.

16h18. Une femme trie son linge sur son balcon.

Une chaussette recouvre l'arrivée d'eau du petit jardin de la résidence.