Carré 127

Carré d'étude réservé par Jeanne MARTIN


Dualisme Urbain

Nom du lieu : Rue des maquis de l'Oisans, Echirolles

La rue des maquis de L’Oisans au sein de la commune d’Echirolles est située entre l’avenue de Grugliasco et la rue Paul Langevin.
Je parcours la rue et au fur et à mesure, je constate que deux mondes semblent se faire face, avec pour seule frontière, la rue centrale et une haie. D’un coté, un lotissement de maisons individuelles avec jardins, et de l’autre des immeubles avec des petits balcons, ces deux univers semblent se côtoyer sans pour autant jamais se croiser. Personne sur les balcons ou dans les jardins, aucun bruit venant des habitations et pas d’enfants jouant dehors, si les parkings n’étaient pas bondés de voitures on pourrait se demander si cette rue ne constitue pas exclusivement un lieu de passage.
Je me pose sur le rebords d’une place de parking, c’est le seul support que m’offre la rue pour m’attarder, pas de banc ni de muret sur lequel s’appuyer, c’est une rue ou l’on ne peut et ou l’on ne fait que traverser. D’ailleurs, ici les riverains donnent un sentiment d’urgence, ils se déplacent en trottinant sans regarder autour, les vélos passent a toute vitesse. Cette impression est encore plus présente dans la rue adjacente de par le vrombissement incessant des voitures.
Aux premiers abords c’est un lieu qui ne m’inspirait rien de positif, une avenue de circulation très prisée, des commerces vides par temps de crise sanitaire, une lointaine odeur de ville et le peu d’habitants que je peux être amené à voir me scrutent depuis leurs balcons. Cependant au fur et a mesure que les minutes passent, le lieux me devient agréable, je m’y sens bien. Il suffit de se décaler un peu pour apercevoir l’espace formé par deux immeubles côte à côte ; un cadre, ouvert sur la montagne s’offre alors à nous.
A la période où je déambule sur mon lieu c’est l’automne, les tons orangés et beiges des façades vont de pair avec ceux des arbres et quand survient un moment de silence, on peut percevoir le bruit des feuilles et le sifflement des moineaux dans les arbres environnant.

Lieux de passages, le bruit de la route en fond sonore, un père et sa fille rentrent de l'école mais aucun ne semblent me remarquer.

à droite des maisons individuelles qui se séparent du reste par la végétation.
Cycliste et passants traversent mais aucun ne pénètrent dans la rue...

Il fait froid, mais aucun vents . Façades aux couleurs douces, lumière diffuse de par les nuages: la rue semble se figer dans le temps: ça m'apaise.

Une discontinuité entre deux immeubles m'offre un tableau des montagnes lointaines: comme un aparté de nature au sein d'un milieu urbain.