Carré 122

Carré d'étude réservé par Maceo FOREST


Un espace envahit par l’usine

Nom du lieu : Airr Liquide ; Avenue des FTPF

Un Parking !
C’est la première mais également la seule chose que je vois en arrivant dans cet espace. Un Parking insipide, rempli de véhicules sans vie, rangés de manière uniforme et linéaire.
Tout semble inanimé autour de moi. Alors que je commence à m’habituer à cet espace et à sa monotonie, un bruit vient m’agresser. Sortant mes différents sens de leur état de veille dans lequel me plonge la ville.
J’ai instantanément l’impression de la redécouvrir. Je remarque le passage d’un piéton, d’un cycliste d’une moto, d’une voiture, d’un camion, accompagné de leurs sons, ou plutôt de leurs bruits, des bruits auxquels on ne porte aucune attention, des bruits qu’on préfère oublier. Une masse sonore complexe et puissante, envahissante pour l’espace qui l’entoure. Tellement présente que j’ai eu du mal à entendre le souffle incessant de la ventilation de l’usine. Un son qui, une fois capté, ne peut plus être ignoré à nouveau, un son qui pourrait rendre fou tant il prend de la place dans cet espace. Mais celui-ci se fond en réalité dans le volume de sons qui m’emprisonnent.

En m’enfonçant dans la végétation environnante, cachant cette usine, on retrouve un monde exiguë, serré entre les arbres et le grillage, plus sauvage. Je peux sentir les feuilles qui crissent sous mes pas, l’odeur du bois qui m’entoure sur ma droite. Mais également le froid métallique du grillage, et de ce muret décoloré. Un tuyau orange vif le parcoure en longueur et attire violemment le regard par sa couleur inadaptée à cet environnement austère. En m’aventurant plus loin, à l’angle de ce grillage, je redécouvre un environnement ouvert sur l’extérieur, je vois de nouveau la ville qui avait disparue mais je suis toujours bloqué par cette barrière, cette prison qui dévoile de nombreuses possibilités qui me sont inaccessibles.

Malgré cette monotonie industrielle, bercée par les bruits de la circulation, la simple présence humaine parvient à bouleverser l’aspect redondant du temps qui émane de ces lieux.

Un environnement ouvert au cours d'une vie confinée.

Lieu de passage, Air Liquide.

Clôture, contraste entre nature et humain.

Espace grillagé, limite les possibilités.