Carré 121

Carré d'étude réservé par Léia COUSIN


Un parking vide de sens ? Pas vraiment…

Nom du lieu : Parking longeant l'Avenue des FTPF

Il est 15h un dimanche quand je découvre un parking peu rempli, positionné entre une avenue et une usine. Je me sens seule. La première chose qui me frappe ce sont les poubelles qui débordent de déchets. En continuant, je vois des voitures en si mauvais état qu’elles me semblent abandonnées. Ce lieu fait sale, oublié, mais qui pourrait se soucier de l’état d’un parking ? Je m’arrête pendant quelques secondes et c’est là que je l’entends ! Un son incessant. Je cherche d’où il provient et comprends qu’il s’agit d’une soufflerie de l’usine. Je suis sûre que personne n’y prête attention car il fait office de fond sonore auquel on s’habitue instantanément. Seulement, maintenant que j’y ai fait attention, je n’entends plus que ce bruit qui rapidement m’agace. La partie la plus proche de l’usine est végétalisée sur toute sa longueur. Elle me parait peu entretenue et je la vois qui reprend le dessus sur le bitume. L’herbe est haute, les buissons sont bien fournis, il y a de jolies fleurs. Je pourrais oublier que je suis dans un quartier urbain. Trois arbres portant un feuillage aux couleurs automnales ramènent de la gaieté ce qui créer un contraste avec le ciel gris. Le vent fait bouger les feuilles des arbres et parfois en fait tomber au sol. J’ai peur de voir le peu de gaieté présent sur ce lieu disparaitre car c’est grâce à la végétation que cet endroit devient plus chaleureux et moins morose.

Je reviens un jeudi à 9h, sur le trajet je m’arrête acheter une viennoiserie et la boulangère me dit de faire attention à moi. Je comprends que le quartier n’est pas très sûr. Je me sens en insécurité. Aujourd’hui, le parking est moins désert. La voiture « abandonnée » est toujours là. Les poubelles ont été vidées. Cette fois-ci, je suis frappée par une toute nouvelle ambiance. Nous avons quitté la tranquillité du dimanche pour un festival de bruits de moteurs qui vont et viennent au rythme des feux tricolores. Le quartier a repris vie !

La traversée du parking par une voiture et la végétation dansante au rythme du vent

Une branche cassée, une voiture en mauvais état, un cadre morose

Quand le rural s’invite dans l’urbain, la nature reprend vite le dessus

9h14 : Un joggeur longe le parking calme