Carré 120

Carré d'étude réservé par Jade MARGUET


Va-et-viens

Nom du lieu : Parc d'Entreprises Sud Galaxie

Il fait froid. Nous sommes le 15 octobre. J’arrive sur les lieux. Alors c’est là. C’est une zone industrielle avec un grand parking. Il est bondé. D’après le panneau, c’est l’entreprise Sud Galaxie. D’immenses locaux se dressent devant moi. Ils sont d’un ton gris, terne. Je frissonne. Le ciel est gris, et le vent souffle. J’observe une rue, le long du parking. Beaucoup de voitures y circulent. Leur bruit résonne. Tout comme celui des travaux au loin. La seule pointe de couleur dans ce lieu si froid sont les arbres qui roussissent. Mais ils commencent déjà à perdre leurs feuilles. Je sens que l’hiver vient.

Une semaine plus tard, je suis de retour. C’est toujours aussi bruyant. Les voitures circulent en grand nombre et un homme coupe du métal avec une disqueuse. Le son strident retentit dans mes oreilles. Encore des travaux. Il fait toujours aussi froid, ça n’a pas changé. L’ambiance globale me glace. On retrouve quelques arbres qui contrastent, mais ils laissent place à des voitures. Pas de vie humaine prédominante, seulement des machines. J’observe alors le train de vie monotone des véhicules qui vont et qui viennent. Rien n’attire mon attention. Zone banale avec un parking rempli, un espace bruyant et une vie absente. Ciel gris, ambiance terne, sentiment de solitude et d’individualité. Tristesse.

1 décembre, période de confinement. Je retrouve cet endroit. Cela faisait longtemps. La température n’a pas augmenté. 2 degrés et de la fine pluie. Le soleil m’éblouit, mais j’observe : le confinement se répercute sur cette zone. Le parking est plus vide, plus calme. Il y a moins de véhicules sur la route. Mais l’atmosphère que je ressens n’est pas au point d’être agréable. Pas un bruit de piétons : seulement des voitures et du vide qui vont-et-viennent à l’infini. Malheureusement, l’endroit n’est toujours pas chaleureux. Les arbres ont perdu leurs feuilles. L’hiver a pris le dessus. L’ambiance est triste. Tout le monde passe, personne ne s’arrête. Je me sens seule.

Observation de l'ambiance du parking

Agitation et mouvement pour une place

Un homme dont le métier est bruyant

Individualité et multiplicité des fenêtres