Carré 119

Carré d'étude réservé par Juliette PEYRARD


Cimes inaccessibles

Nom du lieu : Croisement Avenue des Francs-Tireurs et Partisans Français et Avenue de l'Astrolabe

Nous sommes le mercredi 8 octobre sur l’avenue des Francs-Tireurs et Partisans Français. Il est 18 heures. Je marche le long de cette large avenue bordée par deux allées d’immeubles de bureau de trois étages. C’est une heure active, les gens sortent du bureau et rejoignent leur voiture. Nous sommes à la fois sur un lieu de travail mais l’espace dégagé sur un terrain puis sur les montagnes donne une image apaisante accentuée par la faible densité de bureaux. Je ne peux m’empêcher de me mettre à la place des travailleurs derrière leur fenêtre qui observent les montagnes sans pouvoir y accéder et ni s'y promener. Nous ne sommes pas sur un territoire très dense, le flot des voitures s’écoule sans difficulté. Cela donne une ambiance moins pesante dénuée de bruit de klaxons ou de multiples moteurs tournant à l’arrêt. Le ciel très légèrement couvert permet d’apprécier une luminosité agréable avec un ciel bleu s’assombrissant sur les cimes. Ce début d’automne nous fait profiter d’une végétation naturelle toujours bien en place. L’herbe du pré humide et non coupée renvoie des odeurs agréables et participent à ce sentiment de n’être pas tout à fait en ville. La voie vélo drainant des cyclistes à la mine plus réjouie que les conducteurs, accentue cette atmosphère tranquille.
Nous sommes le jeudi 22 octobre, il est 11 heures. La végétation change vite en cette période et la verdure a laissé place à des teintes jaunes-orangées présentes à la fois sur les arbres plantés le long de l’allée et sur la végétation naturelle des pans de la montagne. Par rapport à notre première visite l’atmosphère est pluvieuse. Les cimes sont cachées par les nuages. Cette vision sombre semble apporter aux travailleurs une mélancolie. A 11 heures du matin, il y a très peu de déplacement et de voitures dans l’allée. Cela permet à cet ensemble de mettre en valeur sa position semi urbaine. Les cyclistes plus ou moins bien protégés de la pluie semblent plus soucieux que les conducteurs.

Un ciel éclairé par un soleil couchant contraste avec un bitume assombri par les montagnes. Le son des moteurs raisonne en cette fin de journée.

Un paysage naturel avec différentes couleurs d’automne de la plaine à la montagne jusqu’au ciel dans lequel les immeubles ne s’imposent pas.

Une allée d’accès aux immeubles de bureau à la fois accueillante par la bordée d’arbre qui la longe et oppressante par une grille .

Une porte d’entrée d’immeuble dont les couleurs s’harmonisent parfaitement avec le feuillage automnal des arbres qui l’entourent.