Carré 115

Carré d'étude réservé par Lucille PALUSSIERE


Point de rencontre: entre anxiété et sérénité

Nom du lieu : Avenue des Francs-Tireurs et des partisans Français (avenue des F.T.P.F) 38130 Echirolles.

12 Octobre, première visite, ensoleillée et bruyante.
J’ai eu du mal à accéder à mon carré à cause de travaux sur la route. Mon carré étant partiellement sur un pont au-dessus de la rocade, j’ai pu remarquer quelque chose d’intéressant : quand on regarde par-dessus le pont, il y a une ligne de train est disposée totalement parallèlement à la voie de rocade, cela organise la vue et facilite la compréhension. Lors de ma première visite, c’était en pleine heure de pointe, j’ai donc pu repérer un évènement intéressant : un plein et un vide, le plein de la rocade bouchée et oppressante, stressante des gens pressés de rentrer du travail, face à un vide des rails. Ce jour-là, il y avait aussi beaucoup de piétons, qui marchaient tous rapidement et déterminés sans lever la tête de leur objectif, ce qui donne l’impression d’observer la vie en étant invisible, face à tout ce monde pressé et obnubilé par leurs objectifs.
Ce qui était intéressant, c’est que quand je me suis tournée de ma première position, je me suis retrouvée face à une forêt, ce qui est en contraste avec ce passage bruyant au quotidien et qui devient l’élément apportant de la sérénité nécessaire au repos de l’esprit. Mon carré est aussi traversé par une autre route sur le pont, moins passagère que la rocade mais effrayante par la proximité des voitures. Il y a aussi un grand bâtiment en construction, qui créé un mur de béton oppressant.
Je me suis rendue sur ce carré à deux reprises, et j’ai eu à chaque fois les mêmes impressions: du stress causé par le bruit incessant des voitures et des bouchons, de la peur par les voitures qui passaient à a peine quelques mètres de moi, de l’oppression due à ce trafic incessant mais aussi par ce mûr du bâtiment, qui coupe l’horizon. L’oppression est aussi créée par ce grillage, comme si on était enfermé, emprisonné. Enfin, quand on avance un peu plus loin, on se retrouve plus au calme, près d’une forêt, qui étouffe un peu le bruit de voitures, l’esprit s’ouvre plus.

Poin de rencontre: Bruit constant de la rocade, tremblement des voitures devant la caméra, les roses bougeant au gré des passage, rails, construction.

On se retrouve enfermés, oppressés, face à ces 3 éléments qui fuient vers un point (route, rails, végétation). 1 plein et un vide: bouchons - rails.

On se tourne et sommes face à deux opposés : un immense angle de béton, agressif et qui rend l’endroit peu accueillant, face un une forêt apaisante.

On sort de cet univers oppressant pour être entouré d’éléments ressourçant.