Carré 114

Carré d'étude réservé par Quentin VINIERE


Un lieu de passage...

Nom du lieu : Avenue des Francs Tireurs et Partisans Français (FTPF), Echirolles

22 octobre 2020 :

Un pont qui surplombe la route Nationale 87. Un chemin en pente qui semble ne pas finir. Une parcelle de végétation qui peine à camoufler l’urbanisation des lieux. Mais surtout un édifice (trop ?) imposant. Voilà les différents éléments qui ont retenu mon attention lors de mon premier contact avec mon lieu d’étude.
L’édifice évoque un dortoir, par ses nombreuses fenêtres et sa cour intérieure. Ses couleurs rappellent celle d’une abeille : Le jaune criard et le gris anthracite forment un étonnant duo, inattendu en architecture. Tout indique qu’il est en cours de construction. Barrières, échafaudages, signalisation ou encore engins de chantier… Pourtant, alors qu’il est jeudi, l’endroit est vide, inanimé.

" -MAIS ?? "

Focalisé sur cet édifice troublant, j’en viens à oublier que mon lieu d’étude ne se limite pas seulement à celui-ci. En réalité, l’ensemble est loin d’être inanimé. La circulation incessante des véhicules monopolise notre champ auditif. Difficile d’entendre les camarades qui m’accompagnent…
Dans mon dos, mais aussi devant moi, me séparant des voies automobiles, on retrouve le vert d’une végétation pauvre, aménagée tant bien que mal pour rendre ce lieu plus accueillant.

5 décembre 2020 :

Aujourd’hui, les ouvriers s’activent à l’avancement de l’édifice : Les travaux ont repris. Engins de chantiers et cris s’ajoutent aux bruits de circulation, formant un vacarme assourdissant.
Passants et cyclistes me fixent du regard. Eux ne font que passer, ignorent cet environnement laid et bruyant. Ils se demandent probablement pourquoi, assis sur le trottoir, je m’y intéresse en prenant des photographies et des notes.
Je ne peux pas leur donner tort. La végétation, souffrante en cette fin d’automne, renforce la tristesse et la monotonie du lieu. Le gris et le jaune sont omniprésents. On se sent comme enfermé, bloqué entre une végétation inaccessible et un édifice tellement haut qu’il nous empêche de voir le ciel.

La circulation, le bruit, ce lieu nous incite à continuer notre chemin. Les ouvriers s'étonnent de ma présence et de l'intérêt que je leur porte.

Une végétation pauvre s'oppose à un monde extrêmement urbain. Le jaune , le gris et le vert sont omniprésents.

L'édifice est tellement imposant qu'il faut choisir entre le regarder ou bien regarder le ciel ; regarder les deux en même temps est impossible.

La signalisation temporaire fait contraste avec une végétation rendue inaccessible par des barrières métalliques.