Carré 111

Carré d'étude réservé par Kémarine STROOBANT


Vibrations urbaines et couleurs sensorielles

Nom du lieu : Echirolles, devant le parking à l'intersection de la Rue de Lorraine et de l'Avenue des F.T.P.F.

9h55. Le jour est complètement levé, sous la pluie, les nuages.
Au sud, siège un parking quasi désert dont les voitures se retirent parfois tandis que d’autres y entrent. Devant ce parking, des lignes d’arrêt de bus allégées par le temps sont tracées à terre.
Partant de l’Est, un axe de circulation fluide et peu emprunté rencontre à l’Ouest un carrefour animé, qui concentre toute l’ambiance sonore des lieux.
Malgré l’heure, le trafic reste nerveux, saccadé par la présence de feux tricolores qui régulent la circulation. Un camion de livraison est arrêté aux warnings depuis de longues minutes. Un facteur passe, suivi de quelques autres vélos, qui se font rares, comme les passants.
Derrière ce carrefour, on devine un chantier. Deux grues rouges et blanches surplombent les bâtiments. Le travail des ouvriers ajoute une tension à l'ambiance sonore de la ville.
L’activité urbaine constitue une présence permanente qui n’offre aucun accès à la solitude. L’aménagement de l’espace urbain s’est fait dans un besoin de mobilité ; le lieu est conçu pour les déplacements et non pour la vie en elle-même.
Malgré cela, au nord, des résidences se font une place de l’autre côté de la route. Elles dégagent un calme certain par leur forme imposante.
La végétation reste présente. On aperçoit des pins en bordure des axes routiers. L’avant du parking propose un carré d’herbe entretenu et une friche s’étale au sud.
Malgré la pollution sonore du carrefour, on distingue le bruit des oiseaux qui se nichent dans les feuillages. La verdure rend l’air plus frais, malgré les effluves d’essence et de gaz.
Les feuilles des arbres jaunissent puis recouvrent les trottoirs. Les couleurs de ces dernières s'ajoutent à un paysage presque saturé, déjà, par les teintes atypiques des bâtiments, et celles des voitures.
Par contraste, la météo offre un cadre grisâtre, bien que la lumière rasante de quelques rayons optimise la clarté des objets, concluant ainsi une ambiance paradoxale, banale, complexe.

Carrefour routier, concentration de mouvements.

Face à face avec un immeuble.

Chantier, facteur d'ambiance ponctuel.

Volte-face, logements silencieux.