Carré 104

Carré d'étude réservé par Marilou REY-RIVELIN


Fenêtres sur cour

Nom du lieu : Residence Allée des vosges, Echirolles.

Il est 8h00, les oiseaux chantent, j'entends les battements de leurs ailes qui passent parfois au dessus de ma tête. Ils volent de balcons en balcons, d'arbres en arbres, comme s'ils jouaient à chat. Je suis en immersion dans leur monde chantant.
À eux seuls, ils constituent un paysage sonore qui se fait parfois surprendre par l'irruption du tram ou le passage des voitures, mais ce ne sont que des notes parmi la symphonie de leur chant.
En tendant l'oreille, on entend un fond sonore, celui de la machine à laver qui tourne déjà.

J'ai le sentiment que ce moment matinal est celui de la nature. Le vent frais caresse les feuilles des arbres, on sent l'odeur de l'herbe humide du matin.
Les arbres commencent à jaunir, c'est le début de l’automne mais le temps est encore doux.

Je suis dans une cour, entourée par de grands immeubles en vis à vis, permettant aux voisins de se voir. Il y a une unité dans cet ensemble d'immeubles. J'ai l'impression qu'ils sont immenses et en même temps qu'il y a de l'espace grâce à l'importance de la végétation maitrisée et entretenue.

Les volets grinçants s'ouvrent petite à petit pour s'ajouter au paysage sonore, les lumières s'allument et attirent mon regard. On y voit quelques ombres passer.
De temps à autre, une porte d'un balcon s'ouvre. Une femme sort fumer sa cigarette, elle observe les oiseaux et les quelques mouvements dans la cour.
Une vielle dame sort à son tour et papote avec son voisin.

Tandis que l'immeuble silencieux se réveille, je croise des passants ;
L'agent d'entretien vers 8h10, ensuite c'est une maman qui emmène son enfant à l'école.
Vers 8h40 le rythme s'accélère. Trois personnes passent, puis des parents et leurs enfants sautillants, avec leur cartable. Un des petits garçons a une poupée, cela me réjouit.

Progressivement, la nature a laissé place aux êtres humains. Cependant, cette cour dans les quartiers d’Échirolles reste un endroit calme et paisible où cohabitent tous les êtres.

Quelques voitures passent ainsi que le tram qui viennent s'ajouter au chant des oiseaux. Peu de mouvements cependant, à part un homme sur son balcon.

Les pigeons roucoulent et se bécotent sur les balcons décrépis.

Une vue en contre plongée des immeubles imposants sous le ciel gris de ce jour d'automne.

Un homme sort sur son balcon agiter sa girouette. Elle est une touche de couleur dans ce décors gris et fade.