Carré 10

Carré d'étude réservé par Marion MICHAUD


La Bastille, un lieu de refuge

Nom du lieu : Fort de la Bastille - GRENOBLE

J’ai froid !
Il est 9h20, et là haut , à la Bastille, le vent siffle, les drapeaux flottent dans un ciel menaçant.
Assise sur un banc, j’observe toutes les montagnes qui me font face. Le temps est gris, je risque de me prendre la pluie et le silence est léger. En effet, ici, à la Bastille je me sens comme perchée sur un arbre à l’abri de tous prédateurs (la ville), cette atmosphère me réconforte, moi qui suis montagnarde. Depuis la zone où je me situe j’entends et je vois les bruits de la ville, les bruits de la vie. Que ce soit les alarmes des ambulances, les travaux ou encore la sonnerie des trams à leurs arrêts, tout me parait loin mais si proche à la fois. On échappe pas à la ville, là d’où l’on vient. Les quelques personnes que je croise ce jour là, semblent détendus et il en ressort comme une très grande envie de liberté et de calme dans leur silence.

Je souris !
Nous sommes dimanche, il est 12h et le soleil brille à son maximum. Mon arrivée en téléphérique me montre que la Bastille est un refuge pour tout le monde de par son accessibilité simple.
Il y a beaucoup de personnes, souvent des familles, des groupes d’amis ou des couples. Tous sont venus « prendre l’air », « respirer » pour se détacher de leur quotidien, plongé au coeur de la ville. L’ambiance est très agréable, les enfants jouent et rient, les parents les regardent mais prennent 5 minutes pour eux. Et en ces temps de crise sanitaire, on remarque que la plupart n'ont pas de masque.
Est-ce un lieu privé de tout contrôle possible et donc un lieu hors du temps?
Dans ce panorama à 360°, on distingue deux catégories de personnes :
Les sportifs venus se défouler, et faire du bien à leur corps et leur esprit. Vêtus de vêtements de sport, leurs pas ainsi que leur respiration saccadés, créaient un rythme sonore.
Les visiteurs, venus en téléphérique. Apprêtés, ils font le lien avec la ville en contre-bas. Tout comme le bruit mécanique des téléphériques.
Tout ça accompagné de chants d'oiseaux.

Une atmosphère légère, une grande terrasse qui accueille chaleureusement les visiteurs. Un ciel bleu, des enfants qui jouent, les parents heureux.

-Gare d'arrivée du téléphérique-
Le téléphérique s'en va pour retrouver la ville de Grenoble en contre-bas.

-Toit terrasse-
Un paysage menaçant, sans aucune présence humaine.
Des montagnes englobées dans un ciel gris et des drapeaux qui s'agitent.

-Porte-
Grande ouverture de couleur ocre laissant passer une passerelle et la lumière.
Le bâtiment entier est traversé, idée de chemin à suivre.